Mgr Williamson contre le Concile Vatican… I!

(extrait de Sodalitium n°47)

Par M. l’abbé Giuseppe Murro

Majeure: le Pape est infaillible.
Mineure: or ces derniers papes sont libéraux.
Conclusion:

  • (libérale) donc il faut se faire libéral.
  • (sédévacantiste) donc ces “papes” ne sont pas de vrais papes.

Si nous demandions à un catholique ce qu’il pense de ce syllogisme, les avis seraient différents. Après brève réflexion, les discussions porteront sur l’étrange mineure qui est le “moteur” du syllogisme: il y aura ceux qui l’acceptent, ceux qui la réfutent, ceux qui feront des distinctions. Mais à aucun catholique normal ne peut venir à l’esprit de déplacer la discussion sur la majeure et mettre en doute l’infaillibilité du Pape, en exhumant le gallicanisme enterré par le Concile Vatican I.

Voici au contraire ce qu’écrit, à propos de ce syllogisme inventé par lui, Mgr Williamson (que nous indiquerons pour des raisons de commodité tout au long de l’article par l’abréviation W) dans un écrit du 9 août 1997, intitulé Considérations libératrices sur l’infaillibilité traduit en français par la revue Le sel de la terre (1) (pour qui ne le saurait pas, W est l’un des quatre évêques de la Fraternité St Pie X et le Directeur du Séminaire des Etats-Unis):

“Ici, la logique est bonne et la mineure aussi; donc, si les conclusions laissent à désirer, le problème est à chercher dans la majeure, racine commune des deux conclusions opposées” (p. 21).

W veut démontrer que ceux qui ont suivi le Concile Vatican II (indiqués par le terme “libéraux”) et ceux qui refusent l’autorité de Jean-Paul II (indiqués par le terme “sédévacantistes”) sont dans l’erreur: et la “racine commune” de cette erreur serait rien moins que de croire à l’infaillibilité du Pape! “Les libéraux – dit W – partagent avec les sédévacantistes une notion de l’infaillibilité très répandue depuis 1870 (Concile de Vatican I), notion pourtant fausse” (2).

suite (cliquez)

 

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