Guillotinés et fusillés pour avoir abattu un arbre de la liberté !

01-021836

Pierre Brossat est condamné à mort par le tribunal révolutionnaire. Son crime est d’avoir jeté bas un arbre de la liberté le 7 décembre 1793 à Bitche.
Le 31 mars 1794, Michel Faure subira la même peine pour le même motif mais cela se passait à Clermont et de plus en commettant cet horrible forfait, il avait crié « Vive Louis XVII ! ».
Le 23 février 1794, dans la même région, Michel Morel, apprenti charon, et Aimable Pache, cultivateur, ont scié un arbre de la liberté, il seront tous les deux guillotinés.
Le 2 mai 1794, à Bédoin, commune à 15 km au nord-est de Carpentras, un arbre de la liberté fut jeté à terre. Comme aucune dénonciation de coupable ne vit le jour, Maignet déclara la population du village suspecte et si elle ne se ressaisissait pas, elle serait vouée à la destruction :
« Considérant que la justice ne saurait donner trop d’éclat à la vengeance nationale dans la punition du crime abominable qui s’est produit à Bédoin ; qu’une commune, qu’une pareille suspicion ne saurait exister sur le sol de la liberté : le pays qui a osé s’élever contre la volonté générale du peuple, méconnaître les décrets de la Convention, fouler aux pieds les lois qu’une nation s’est faites, renverser le signe auguste de la liberté, est un pays ennemi que le feu et la flamme doivent détruire. »
Le bourg fut cerné par le bataillon de l’Ardèche. Le 8 mai, le Tribunal criminel d’Avignon s’installa à Bédoin et la guillotine fur érigée sur la place publique. L’église fut transformée en prison pour y recevoir, entravés par des chaînes, 130 suspects.
Enfin, le 28, Le Tribunal se réunit en plein air « en présence du peuple et en face de l’Etre suprême » selon les termes du procès verbal, plus exactement sur la place où avait été arraché l’arbre symbolique.
63 personnes (55 hommes et 8 femmes) furent condamnés à la peine capitale. 16 parmi eux (dont 6 prêtres et 6 femmes) furent guillotinés sur place, les autres tombèrent sous les balles.
Les hommes étaient punis. Restaient les maisons. Maignet l’avait écrit à la Convention : « J’ai ordonné qu’une fois les exécutions faites, les flammes fassent disparaître jusqu’au nom de Bédoin. » La Convention s’empressa de ratifier la décision de son envoyé.
[La commune fut finalement incendiée. (Wikipédia)]
Abbé Rioult – L’apothéose humaine (2015), d’après le livre d’Yvan Gobry, Les martyrs de la Révolution française (1989)

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