Les Français n’existent que par la France

579876_le-marechal-petainDans les malheurs de la Patrie, chacun de nous a pu se rendre compte qu’il n’y a pas de destin purement individuel et que les Français n’existent que par la France.
Jetés hors de leurs maisons, loin de leurs champs, de leurs métiers, réduits à la condition de nomades, des millions de nos concitoyens ont appris par une cruelle expérience, que l’homme réduit à lui seul est la plus misérable des créatures.
Dans ce naufrage de toutes leurs sécurités coutumières, c’est à ce qui restait de leurs villages, de leurs familles, de leurs foyers, qu’ils ont demandé l’assistance, c’est vers ce qui subsistait encore de la nation qu’ils ont cherché secours. Puisse cette grande et terrible leçon leur servir.
La nature ne crée pas la société à partir des individus, elle crée les individus à partir de la société. L’individu, s’il prétend se détacher de la société matérielle et nourricière, se dessèche et meurt sans porter fruit…
L’individualisme reçoit tout de la société et ne lui rend rien. Il joue vis-à-vis d’elle un rôle de parasite. Quand elles sont fortes et riches, les sociétés peuvent supporter un certain degré de parasitisme. Lorsque ce degré est dépassé, la société s’effondre et ses parasites avec elle… Seul le don de soi donne son sens à la vie individuelle en la rattachant à quelque chose qui la dépasse, qui l’élargit et la magnifie.
Dans une société bien faite, l’individu doit accepter les lois de l’espèce, l’espèce ne doit pas subir les volontés anarchiques des individus et cela dans l’intérêt des individus eux-mêmes… L’esprit nouveau doit être un esprit de communion nationale et sociale. Professer le nationalisme et prétendre rester individualiste est une contradiction insoutenable.
Maréchal Pétain – Revue universelle, 1er janvier 1941
propagande_petainUn peuple n’est pas un nombre déterminé d’individus, arbitrairement comptés au sein du corps social et comprenant seulement les natifs du sexe masculin parvenus à l’âge de raison. […]
Un peuple est une hiérarchie de familles, de professions, de communes, d’administration et de familles spirituelles, articulées et fédérées pour former une patrie. Animées d’un mouvement continu d’ascension sociale et morale, tendues vers l’avenir par un idéal collectif, elles produisent des hommes, qui, sélectionnés par les services rendus à la communauté, deviennent dans tous les ordres d’activité, les élites de la nation.
Dans une nation constituée par l’ensemble de ces forces organiques, un petit nombre conseillent, quelques-uns commandent et, au sommet, un chef qui gouverne.
Maréchal Pétain – Messages, 8 juillet 1941
petainafficheLe régime économique de ces dernières années faisait apparaître les mêmes imperfections et les mêmes contradictions que le régime politique : sur le plan parlementaire, apparence de liberté. Sur le plan de la production et des échanges, apparence de libéralisme, mais, en fait, asservissement aux puissances d’argent et recours de plus en plus large aux interventions de l’État.
Cette dégradation du libéralisme économique s’explique d’ailleurs aisément. La libre concurrence était, à la fois, le ressort et le régulateur du régime libéral. Le jour où les coalitions et les trusts brisèrent ce mécanisme essentiel, la production et les prix furent livrés, sans défense, à l’esprit de lucre et de spéculation.
Ainsi se déroulait ce spectacle révoltant de millions d’hommes manquant du nécessaire en face de stocks invendus et même détruits dans le seul dessein de soutenir le cours des matières premières.
Maréchal Pétain – Messages, 11 octobre 1940
y7hym1g0 (1)La monnaie doit être au service de l’économie, elle doit permettre le plein essor de la production dans la stabilité des prix et des salaires.
Une monnaie saine est, avant tout, une monnaie qui permet de satisfaire aux besoins des hommes. Notre nouveau système monétaire ne devra donc affecter l’or qu’à la garantie des règlements extérieurs. Il mesurera la circulation intérieure aux nécessités de la production.
Un tel système économique implique un double contrôle : sur le plan international, contrôle du commerce extérieur et des charges pour subordonner aux nécessités nationales l’emploi des signes monétaires sur les marchés étrangers ; sur le plan intérieur, contrôle vigilant de la consommation et des prix, afin de maîtriser le pouvoir d’achat de la monnaie, d’empêcher les dépenses excessives et d’apporter plus de justice dans la répartition des produits.
Maréchal Pétain – Messages, 11 octobre 1940

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