Mon royaume n’est pas de ce monde (saint Jean 18, 36)

12714_465967563446814_1868339511_n+

1) Le Royaume du Christ ici-bas, c’est l’Eglise.

 

« Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Ephésiens 1, 22-23)

 

« Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu’un seul corps, ainsi en est-il du Christ. » (1 Corinthiens 12, 12)

 

« mais que, confessant la vérité, nous continuions à croître à tous égards dans la charité en union avec celui qui est le chef, le Christ. C’est de lui que tout le corps, coordonné et uni par les liens des membres qui se prêtent un mutuel secours et dont chacun opère selon sa mesure d’activité, grandit et se perfectionne dans la charité. » (Ephésiens 4, 15-16)

 

 

2) La signification du mot.

« Le mot «Église» veut dire convocation ou réunion de personnes nombreuses. » (catéchisme de saint Pie X)

 

« Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et l’entoure de soins, comme fait le Christ pour l’Église, parce que nous sommes membres de son corps. » (Ephésiens 5, 29-30)

 

 

3) L’origine céleste, et non humaine, de cette Eglise qui n’est donc pas de ce monde bien qu’elle soit dans ce monde.

 

« Jésus répondit : « Mon royaume n’est pas de ce monde ; si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne fusse pas livré aux Juifs, mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas. » » (saint Jean 18, 36)

 

 

Saint Augustin (IVe siècle):

 

« Voilà ce que le bon maître a voulu nous apprendre, mais il fallait auparavant nous faire connaître la vaine opinion que les hommes, Gentils ou Juifs de qui Pilate l’avait apprise, s’étaient formée de sa royauté. Ils prétendaient qu’il méritait la mort pour avoir cherché à s’emparer injustement de la royauté. Ou bien encore comme ceux qui sont en possession du pouvoir voient ordinairement d’un œil jaloux ceux qui peuvent leur succéder, les Romains ou les Juifs pouvaient craindre que ce nouveau royaume ne fût opposé à leur domination. Si le Sauveur avait répondu aussitôt à la question de Pilate, il eût paru répondre exclusivement non pour les Juifs, mais pour les Gentils qui avaient de lui cette opinion; mais après la réponse de Pilate, il répond d’une manière plus opportune et plus utile aux Juifs et aux Gentils, et tel est le sens de sa réponse : Ecoutez, Juifs et Gentils, je ne gêne en rien votre domination en ce monde, que voulez-vous davantage ? Venez prendre possession par la foi d’un royaume qui n’est pas de ce monde. En effet, de quoi se compose son royaume ? De ceux qui croient en lui. C’est à eux que Jésus dit : « Vous n’êtes pas de ce monde, » bien que sa volonté fût qu’ils demeurent au milieu du monde. Aussi ne dit-il pas : Mon royaume n’est pas dans ce monde, mais : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » Tout ce qui dans l’homme a été créé de Dieu, il est vrai, mais qui a été engendré de la race corrompue d’Adam, est du monde ; mais tout ce qui a été ensuite régénéré en Jésus-Christ fait partie de son royaume et n’est plus du monde. « C’est ainsi que Dieu nous a arrachés de la puissance des ténèbres, et nous a transférés dans le royaume de son Fils bien-aimé. » (Col 1, 13).« Saint Jean Chrysostome (IVe siècle):

 

« Ou bien encore Notre Seigneur veut dire que sa royauté n’ a pas la même origine que la royauté des princes de la terre, et qu’il tient d’en haut un pouvoir qui n’a rien d’humain, et qui est beaucoup plus grand et plus éclatant. C’est pour cela qu’il ajoute : « Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs combattraient pour que je ne sois pas livré aux Juifs. » Il fait voir ici la faiblesse des royautés de la terre qui tirent leur force de leurs ministres [et de leurs serviteurs]; mais le royaume dont l’origine est toute céleste se suffit à lui-même, et n’a besoin d’aucun appui. Si telle est donc la puissance de ce royaume, c’est de sa pleine volonté qu’il s’est lui-même livré à ses ennemis.« Saint Augustin (IVe siècle):

 

« Après avoir prouvé que son royaume n’était pas de ce monde, Jésus ajoute : « Mais mon royaume n’est pas d’ici. » Il ne dit pas : Mon royaume n’est pas ici, car il est vraiment sur la terre jusqu’à la fin du monde; l’ivraie s’y trouve mêlée avec le bon grain jusqu’à la moisson, et cependant il n’est pas de ce monde, parce qu’il est dans ce monde comme dans un lieu d’exil. »

 

 

4) Ceux qui rejettent l’Eglise rejettent le Christ et se condamnent.

 

« En effet, Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point mais ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé le Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. » (saint Jean 3, 16-18)

 

« Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette ; or celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé. » (saint Luc 10, 16)

 

Cet article, publié dans Uncategorized, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.