Regard catholique sur l’affaire Charlie Hebdo

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Trois erreurs d’interprétation sur le 5è Commandement : « Tu ne tueras point »

SoldatsLa loi divine, en nous ordonnant d’aimer Dieu et notre prochain, nous commande non seulement de faire le bien, mais aussi d’éviter le mal. Or le plus grand mal que nous puissions faire à notre prochain, c’est de lui ôter la vie. « Vous ne tuerez pas », tel est le précepte qui défend le meurtre. Ce précepte a donné lieu à trois interprétations.
1) Certains philosophes ont prétendu qu’il n’est pas même permis de tuer les animaux. Évidemment cette opinion est erronée ; ce ne peut être un crime de faire servir à notre usage les créatures soumises à notre puissance. La nature veut que les plantes soient la pâture des animaux, que certains animaux deviennent à leur tour la proie des autres, et que le règne végétal et le règne animal fournissent à l’homme les aliments qui lui sont nécessaires. Cette loi de la nature est aussi ancienne que le monde, et Dieu lui-même l’a confirmée, en disant : « J’abandonne à votre pouvoir toutes les créatures vivantes, aussi bien que les végétaux. » Un philosophe a dit que la chasse ressemble à une guerre légitime, et saint Paul déclare expressément qu’il est permis de manger toute espèce de viande.
2) D’autres ont pensé qu’il est défendu d’ôter la vie à l’homme, de quelque manière et pour quelque motif que ce soit. Ainsi les juges séculiers, qui condamnent les criminels à la peine de mort, en faisant l’application de la loi, sont pour eux des homicides. Mais cette doctrine est sans fondement ; et saint Augustin fait une observation qui la renverse : c’est que Dieu n’a pu s’ôter à lui-même le droit de vie et de mort en donnant ce précepte; droit qu’il s’est reconnu lui-même en disant : « C’est moi qui ferai vivre, c’est moi qui ferai mourir. » Il suit de là que les juges séculiers ont aussi le droit de condamner à mort les criminels ; car ils ne sont que les exécuteurs de la volonté de Dieu, et c’est lui qui prononce la sentence des coupables.
Toute loi est un décret divin. « C’est par moi que les rois règnent, dit le Seigneur ; c’est par moi que les législateurs punissent. » – « Si vous faites le mal, dit saint Paul, tremblez ; car ce n’est pas en vain que les magistrats sont armés du glaive de la justice ; ils sont les ministres du Tout-Puissant. » Nous voyons que la loi mosaïque punissait de mort les moindres délits. Ce qui est permis à Dieu est permis à ses ministres, en vertu du mandat qu’ils ont reçu de lui ; et certes Dieu n’est point coupable, lui qui est le législateur suprême, en punissant le crime de mort. « La mort est le prix du crime », suivant l’expression de l’Apôtre ; par conséquent, les ministres de Dieu ne sont point coupables non plus en exécutant ses décrets souverains. Le véritable sens du précepte est donc celui-ci : Vous ne tuerez pas de votre autorité privée.
3) Enfin on a prétendu que ce précepte ne concerne que le meurtre commis sur autrui ; et, de ce qu’il nous défend de tuer notre prochain, on a conclu qu’il nous permet de nous ôter la vie à nous-mêmes. L’histoire nous rapporte plus d’un exemple de ces morts volontaires. C’est ainsi que Samson périt sous les ruines du palais dont son bras avait ébranlé les colonnes ; c’est ainsi que Caton se perça de son épée ; c’est ainsi que ces jeunes filles dont parle saint Augustin se jetèrent au milieu des flammes. Mais le même écrivain sacré, en racontant ce dernier trait, a soin d’ajouter : « Celui qui se donne la mort ôte la vie à un homme. » Si donc c’est un crime de tuer un homme, à moins qu’on ne soit investi pour cela d’une autorité divine, c’est également un crime de se tuer, à moins qu’on ne soit poussé à cette extrémité par la voix de Dieu ou l’inspiration du Saint-Esprit, ainsi qu’il arriva à Samson. Donc « vous ne tuerez pas. » 
Saint Thomas d’Aquin, docteur angélique – Commentaire du décalogue – XIIIè siècle

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L’intelligence des jeunes en péril de mort

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Déclaration de l’Institut Mater Boni Consilii au sujet de la consécration épiscopale conférée par Mgr Williamson le 19 mars 2015

Comme tout le monde le sait désormais, Mgr Richard Williamson, un des quatre évêques consacrés par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988, a à son tour consacré Mgr Jean-Michel Faure le 19 mars 2015, à Nova Friburgo au Brésil.

Dans un communiqué de la Maison Généralice, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X a condamné cette consécration épiscopale avec des arguments et des expressions qui furent ceux des prêtres qui quittèrent Mgr Lefebvre en 1988 pour fonder la Fraternité Saint-Pierre ; la Fraternité Saint-Pie X gouvernée par Mgr Fellay accuse Mgr Williamson de “sédévacantisme” pratique, et de ne reconnaître l’autorité du Pape qu’en paroles (accusation  plus sérieuse de la part de la Fraternité Saint-Pierre, qui se soumit à Jean-Paul II, que de la part de la Fraternité Saint-Pie X qui, jusqu’à maintenant et au moins en apparence, désobéit encore habituellement à François Ier).

Beaucoup de catholiques, qui justement en tant que catholiques s’opposent au modernisme et à Vatican II, sont donc tentés de mettre leur espérance en Mgr Williamson, et se demandent si on ne peut pas approuver et reconnaître la consécraton épiscopale de Mgr Faure.

La consécration épiscopale du 19 mars 2015 se fonde explicitement sur celle de 1988, et –avec la lecture d’un “mandat romain” apocryphe – aujourd’hui comme en 1988  on y déclare ouvertement et catégoriquement, autant Mgr Williamson que Mgr Faure (qui l’a répété dans une interview du 18 mars), reconnaître l’autorité et la légitimité  de François Ier Bergoglio.

Voilà pourquoi, exerçant notre devoir de témoigner publiquement de la foi, nous ne pouvons pas ne pas répéter à propos de la consécration de 2015 ce que nous avions dit à propos de celle de 1988 (cf Sodalitium n°17 p.4-9), à savoir que l’acte accompli par Mgr Williamson implique : sacrilège et schisme capital ; une praxis de nature schismatique ; et une contradiction vivante – signe manifeste de l’erreur – en reconnaissant comme Souverain Pontife de l’Eglise catholique et Vicaire de Jésus-Christ sur la terre Jorge Mario Bergoglio dans le rite même de la Messe, et en accomplissant dans le même temps une consécration épiscopale contre sa volonté et dans l’intention explicite de s’opposer à son autorité et à son magistère.

Notre Institut invite donc les catholiques fidèles, qui s’opposent au néo-modernisme de Vatican II, à ne pas se laisser tromper par la Fraternité Saint-Pie X de Mgr Fellay, non plus que par la ‘Fraternité Saint-Pie X’ de Mgr Williamson : l’une et l’autre désirent en effet, de façon déclarée et programmatique, faire partie du bataillon de ceux qui reconnaissent Jorge Mario Bergoglio comme Vicaire du Christ, donnant donc pleine légitimité à son oeuvre de destruction (si cela était jamais possible) par le modernisme de l’Eglise et de la foi.

“Enfin, les événements récents confirment la position que prit, dans la crise actuelle, avec esprit de foi Mgr Guérard des Lauriers” (notre déclaration de juillet 1988).

Verrua Savoia, 20 mars 2015.

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Dimanche de la Passion

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Condamné à une peine de prison ferme pour blasphème anti-chrétien

Ce n’est pas en France mais en Egypte :

« La Cour de Cassation égyptienne a confirmé la peine de cinq années de réclusion décidée par les précédents degrés de jugement à l’encontre du prédicateur Ahmed Mahmoud, connu également sous le nom d’Abu Islam, condamné pour avoir déchiré des pages d’une copie de la Bible au cours d’une manifestation organisée en septembre 2012 devant l’Ambassade des Etats-Unis en Egypte, à laquelle il avait participé pour enflammer la foule. Les militants salafistes, dans le cadre d’une exaltation collective, avaient réduit en cendres la copie de la Bible déjà maltraitée par le prédicateur. La Cour de Cassation égyptienne a également condamné Ahmed Mahmoud à une amende de quelques 1.000 USD.

La manifestation dans le cadre de laquelle fut brûlée une copie de la Bible avait été organisée afin de protester contre le film « L’innocence des musulmans » mis en ligne sur Youtube, que les responsables chrétiens du Proche-Orient avaient eux aussi condamné comme offensant à l’égard de l’islam, le film ayant servi de prétexte à des réactions violentes dans de nombreux pays à majorité musulmane. La confirmation de la condamnation prend de l’importance en ce que le procès à l’encontre du prédicateur a été le premier à être intenté en Egypte pour un cas de blasphème et d’offense à la religion ne concernant pas l’islam mais le Christianisme. »

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Famille, Jeunesse et Révolution

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