La Bastille: comment est né le mythe

L’événement phare de la Révolution française doit sa renommée au génie marketing d’un démolisseur

Pascal Fleury

Révolution »   Dans l’imaginaire collectif, la Révolution française éclate avec la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. En ce «jour du peuple tout entier», comme l’a qualifié l’historien du XIXe siècle Jules Michelet, la populace déchaînée attaque l’austère forteresse médiévale, cette lugubre prison d’Etat où tant de prisonniers politiques, dissidents religieux et écrivains insolents ont subi l’arbitraire royal, aux côtés des pires repris de justice. En quelques heures, les émeutiers l’emportent, armés de simples fusils, piques, sabres, haches ou broches de cuisine. Leur héroïsme face aux canons marque la fin de l’Ancien Régime. Des huit tours de 24 mètres de hauteur, il ne restera rien. Voilà pour la légende…

Car dans les faits, à lire les plus récents ouvrages historiques sur le sujet, cette prise de la Bastille se révèle moins glorieuse qu’il n’y paraît. L’attaque a certes eu lieu, en cette année de graves bouleversements, mais elle n’a pas été, du moins sur le moment, ce tournant décisif faisant basculer l’Histoire. Ce n’est que plus tard, après avoir été habilement récupérée et magnifiée, qu’elle s’est imposée comme l’événement emblématique de la Révolution. Et ce n’est qu’en 1880, sous la IIIe République, que le 14 juillet a été décrété Fête nationale.

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Le 14 juillet 1789

14 juillet

14 juillet : fête nationale ou fête maçonnique ?

« Après un oubli de près de 100 ans depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet devient fête Nationale en 1880, sous la IIIe République.

La République toute nouvelle se cherche des symboles. Là encore, comme souvent en cette période de notre Histoire Nationale, l’action des francs-maçons sera importante.

C’est le frère Benjamain Raspail, député de la Seine pour la gauche républicaine (fils aîné de François-Vincent Raspail, candidat malheureux à la présidence de la République en 1848, carbonaro et franc-maçon au sein de la célèbre loge parisienne Les Amis de la Vérité), qui dépose le 21 mai 1880 la loi faisant du 14 juillet la fête nationale. Ce projet de loi, signé par 64 députés, sera adopté par l’Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle sera promulguée le 6 juillet 1880.

Mais qu’est-ce qu’on commémore exactement? Cette loi a eu bien du mal à passer car nombre de députés ne souhaitaient pas commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, épisode historique jugé trop violent. Le frère Raspail propose donc de commémorer… le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération, 1er anniversaire de la prise de la Bastille. (…)

La décision officielle est prise en juin 1880 par l’Assemblée Nationale.

Le 14 juillet 1790 ce sont 14 000 fédérés venus de province (chaque garde nationale a été chargée de choisir parmi ses membres 2 hommes sur 100), rangés par départements sous 83 bannières, qui partent de l’emplacement de la Bastille, empruntent les rues Saint-Antoine, Saint-Denis, Saint-Honoré et se rendent par le Cours-La-Reine par le pont de bateaux qui leur permet d’accéder au Champ de Mars. Ils sont plus de 60 000 fédérés avec ceux de Paris qui les ont rejoint.

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« Prison ferme contre Dieudonné, Vincent Lambert assassiné » été 2019 avec Jérôme Bourbon

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Mgr Williamson: Vatican II mis à nu

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Benoit XVI, théologien du modernisme (suite)

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